Votre amygdale envoie des signaux alarmants. Mais vous restez zen


Quand vous prenez place dans le wagon restaurant du train de 08:20 pour Zurich Aéroport à Lausanne, vous souriez parce que vous avez une table du côté lac, et que dans quelques minutes vous aurez une vue splendide sur le Lavaux, le lac Léman et les Alpes.


Vous vous réjouissez aussi de revoir votre collègue zurichois au Löweneck qui vient d'être classé meilleur restaurant par la NZZ, avant de prendre votre vol pour New-York dans l'après-midi.


Un peu plus tard, vous constatez que les alpes Fribourgeoises sont belles aussi. La lecture de la section économie est plutôt agréable et quand vous passez à côté de la Reitschule, vous voyez brièvement un coursier tatoué sur un cargobike chargé de fleurs.


Vous avez commandé un jus d'orange et un croissant au moment où vous apercevez la Prime Tower et le serveur vous demande de régler l'addition, parce qu'il termine sa journée à Zurich HB.


Vous plongez votre main dans la poche intérieure de votre veston et elle ne sent que votre porte feuille.


Votre amygdale envoie des signaux alarmants. Mais vous restez zen, sortez votre portable et appelez vélocité, pour organiser l'envoi de votre passeport resté au bureau. L'appel dure 3 minutes.

Quand vous sortez du train, vous souriez toujours.


Quelques minutes plus tard, à Lausanne, Benjamin #197 charge votre passeport dans le train de 11:20 pour Zurich.




Quand vous recevez votre crème catalane, un coursier souriant vous tend une enveloppe scellée blanche et orange et repart prestement après que vous ayez signé le bulletin de livraison.