Aujourd’hui, vélocité est une PME pérenne présente, bien entendu, à Lausanne mais également à Yverdon-les-Bains, Neuchâtel, sur la Riviera et à Sion. Mais il n’en fut pas toujours ainsi : on vous retrace les étapes essentielles qui ont édifiées ce que vélocité est devenu aujourd’hui.

LAURENT KÜNG  ·  23.04.2019

Il y eut, tout d’abord, la création en 1999, à Lausanne. On n’en a déjà assez parlé dans cet article et dans celui-ci. De l’âme entrepreneuse de Baise est né vélocité, seul il était contre les scooters et les voitures de livraison, seul toujours il commençait à s’ennuyer et engagea, en 2001, les premiers coursier-e-s qui peupleront le premier local insalubre de la rue de l’Ale 43, au-dessus de la fromagerie dont on voyait les fromages par le trou au sol des toilettes. Dominique et Raphael étaient de cette époque, des débuts glorieux où tout était à construire, où le seul chemin à suivre était celui que leur cœur leur dictait. De ces deux lurons, dont on a parlé ici, viendra la deuxième époque de vélocité, celle entamée en 2004 lorsqu’ils prennent les rênes au vol et construisent peu à peu, dans leur envie de voir grandir la société, ce que vélocité est devenu aujourd’hui, après vingt ans d’efforts. Entre 2004 et 2010, ils feront de leur mieux, ils donneront le meilleur, ils détruiront des murs mentaux que certains s’étaient construits, ils bâtiront un édifice solide et chaleureux pour tout ceux qui voudront les suivre à vélo, qui croiront qu’on peut vivre en faisant des livraisons à vélo et qu’on peut vivre heureux surtout. En parallèle, à quelques dizaines de kilomètres, une autre histoire était en train de s’écrire, plus au nord, par deux hommes portés par une imagination semblable à celle des deux lausannois. C’étaient Paul #66 et Raoul #94.

Poussé par la joie de créer sa propre société de livraison à vélo, Paul viendra faire un stage à Lausanne, apprendre de l’expérience de Lausanne qui a déjà bien grossi. Il y sera invité par Dominique qui, sachant que les deux lurons voulaient créer leur propre société de livraison à vélo, leur proposa de venir rouler et passer du temps au bureau de Lausanne. Quelques temps après, en 2007, il fonde Poste-It avec Raoul à Yverdon-les-Bains puis s’étend à Neuchâtel en 2009, toujours sous le même nom. En prenant conscience que le marché de la livraison à vélo va bientôt changer, qu’il se développera dans les années à venir vers des transports plus lourds et plus encombrants, Vélocité Yverdon achète le premier vélo-cargo créé par Bullit et peut ainsi se vanter d’avoir été la première société de livraison à vélo a avoir livré en Bullit ! Dans le même mouvement, histoire d’avancer main dans la main, Lausanne en achètera également trois. 

« (...) ils bâtiront un édifice solide et chaleureux pour tout ceux qui voudront les suivre à vélo, qui croiront qu’on peut vivre en faisant des livraisons à vélo et qu’on peut vivre heureux surtout. »

2010, année de grands chamboulements. Alors que Raphael était déjà parti depuis quelques temps, Dominique s’en va et passe la société à un coursier des premières heures de Lausanne, Tristan #09, ainsi qu’à Paul et Raoul qui débarquent à Lausanne comme on descendrait à la ville, pour y vivre la grande vie, pour y réaliser de grands projets. Temps de repos. On repense l’organisation avec ces nouveaux patrons, on se remet sur la voie verte à grande vitesse de la croissance de vélocité.

 

En 2013, deux coursiers de Lausanne, Tristan #106 et Marc #107, se décident eux aussi d’étendre le marché de la livraison à vélo à une région qui les habite, la Riviera. Ils créent vélocité Rivera, une sàrl franchisée liée à vélocité, tout en continuant à travailler à Lausanne, continuer à amasser l’expérience des aînés tout en faisant grandir leur projet encore débutant. On grandit ensemble, en apprenant des autres, en partageant ce qu’on appris. Au même moment, ou à peu près, débarque une autre franchise de vélocité à Sion, vélocité Valais créé par Christophe #142 et Marc. 

 

Et ces différentes villes de continuer à voir croitre le nombre de coursiers à vélo sur leurs routes. Pour continuer d’évoluer Tristan nous explique que « de manière générale, pour aller chercher de nouveaux clients, pour vendre notre service, on n’insiste pas vraiment sur le côté écolo : on avance plutôt qu’on est rapide, fiable, imperméable, qu’on respecte les délais dans presque 100% des cas, qu’on roule par tous les temps, la carte écolo, on nous la colle déjà assez. On doit proposer une alternative crédible, on nous attend un peu au tournant, davantage que si on livrait en voiture ou scooter, ça fait moins sérieux les vélos dans la tête de certains clients. »

 

Le temps file, on ne le dira jamais assez et, puisque que deux tiers des patrons ont eu un enfant et que le troisième s’en va six mois en voyage à vélo, il était judicieux de trouver une quatrième personne pour intégrer la direction, quelqu’un qui passerait plus de temps dans les bureaux à Lausanne. Jean-Sébastien #161 accepte la proposition et intègre la direction en rejoignant les trois autres compères. 

 

Et aujourd’hui, vélocité a vingt ans, vingt ans de pluie, vingt ans de chutes à vélo, vingt ans de joie et de beaux chemins de traverse à travers les immeubles et les forets, vingt ans de soleil et de sueur, vingt ans d’amitiés et de bonheur. 

 

 

Petite chronologie pour résumer 

 

  • 1999 – création par Blaise

  • 2001 - Création de Swissconnect

  • 2004 – Dominique et Raphael 

  • 2007 - création Poste-It Yverdon-les-Bains

  • 2009 - création Poste-It Neuchâtel

  • 2010 – Départ de Dominique et Raphael, Tristan, Paul et Raoul reprennent la société

  • 2013 - création de vélocité Riviera et vélocité Valais

  • 2018 – Jean-Sébastien intègre également la direction 

L'auteur

Né en janvier 1989 à Vevey, Laurent Küng fait ses écoles à Blonay, à La Tour-de-Peilz puis part étudier la philosophie et la littérature francophone à l’Université de Lausanne.  En parallèle du gymnase et de l’Université, il mène une carrière de musicien dans quelques groupes de la région (The Awkwards, The Mondrians, …). En 2015, il commence à travailler pour vélocité. En 2016, sous le pseudonyme d’Auguste Cheval, il publie son premier roman – La disparition de l’homme à la peau cendre – puis en 2018, Les corps glorieux, s’inspirant en partie de son travail à vélocité.

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